Céladons
 


Travailler au XXIème siècle le thème du Céladon peut paraître étrange. Des objets sublimes, des trésors revêtus de cette couverte déjà sophistiquée accusent largement les mille ans d’age. Les céramistes d’aujourd’hui se confrontant à cette pratique du Céladon, s’ils maintiennent un fil culturel ininterrompu qui traverse de nombreux siècles, sont aujourd’hui animés dans leur choix par des raisons tout à fait contemporaines.
La persistance du Céladon reflète les qualités particulières de cette famille de glaçures, riche en variations de tous ordres. Le Céladon est un interprète : il révèle ou atténue… Lors de la cuisson, la fusion tend à mettre en valeur les arêtes, les reliefs par la finesse de la couverte, les creux plus garnis permettent les tons les plus intenses. Les nuances du façonnage sont ainsi adoucies par la glaçure, tendues par le feu, mais révélées par les variations des couleurs ; teinte propre à la glaçure plus ou moins enrichie de la teinte du support, grès ou porcelaine.
Là réside la magie, la raison pour laquelle aujourd’hui comme il y a tant de siècles, on reste fasciné par cette minéralisation particulière, ces objets si humains qui acquièrent à travers la transmutation du feu une parcelle d’éternité…

 
 

 

LES GLACURES CELADON


Souvent vert pâle , parfois bleuté , plus rarement olive ou presque blanc le céladon a été conçu il y a plus de mille ans en Chine pour tenter d’imiter le très précieux jade. Il a rapidement acquis ses lettres de noblesse par sa capacité à admirablement souligner le moindre relief , par la profondeur de sa transparence sur la porcelaine et par la douceur de sa surface si agréable au toucher comme à l’œil .